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Centre intégré universitaire
de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

DRSP - Saine alimentation

Information générale

La saine alimentation se définit comme le fait de consommer des aliments et des boissons de qualité, dans un contexte favorisant l’équité et la viabilité des systèmes alimentaires. (source: Charte québécoise  sur la saine alimentation )

  • La qualité fait référence aux choix alimentaires et à la salubrité des aliments. C’est favoriser la consommation d’aliments peu transformés et variés, comme les fruits et légumes, les produits à grains entiers et les produits préparés à la maison, puis limiter sa consommation d’aliments riches en gras, en sucre et en sel. La qualité s’étend aux rapports sociaux entourant la nourriture, comme le plaisir de manger, la commensalité et le contexte du repas. 
  • L’équité fait référence à l’accès physique et économique à une alimentation culturellement adaptée et permettant de combler ses besoins physiologiques. Elle implique aussi une reconnaissance et une rétribution juste pour les acteurs du système alimentaire.
  • La viabilité fait référence à la sélection d’aliments qui ont des conséquences modérées sur l’environnement, qui encouragent l’approvisionnement responsable et qui assurent une vie saine pour les générations actuelles et futures. 

Une alimentation saine dès l’enfance permet un développement optimal et contribue à la réussite et à la persévérance scolaire. Les saine habitudes de vie, incluant l’alimentation, permettent également de limiter le risque de problèmes de santé, comme les maladies chroniques, le cancer et l’ostéoporose. Une relation saine avec les aliments est également souhaitable pour contribuer au bien-être psychologique. 
Les habitudes alimentaires sont influencées par les environnements auxquels les personnes sont exposées. C’est pourquoi il est essentiel d’intervenir pour créer des environnements favorables aux choix alimentaires sains. Des facteurs tels que les normes sociales, l’âge, les croyances, les préférences alimentaires, les compétences culinaires et les traditions peuvent également affecter nos comportements alimentaires.
Il est souhaitable que tous les individus atteignent un état de sécurité alimentaire : “La sécurité alimentaire est assurée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, social et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires.” (HLPE, 2020) Les ménages vivant avec un faible revenu sont plus susceptibles de ne pas pouvoir combler leurs besoins alimentaires, donc d’être en situation d’insécurité alimentaire. Plusieurs Montréalaises et Montréalais vivent des barrières d’accès à l’alimentation saine. Celles-ci peuvent être de nature économique, géographique, physique, sociale et culturelle. En effet, les données démontrent qu’une alimentation saine qui intègrent les recommandations nutritionnelles coûte généralement plus cher. ( (INSPQ, 2023) 

Objectifs montréalais d'ici 2025

  • Augmenter la proportion de la population montréalaise qui consomme la quantité de fruits et légumes recommandée quotidiennement, tout en s’assurant de diminuer les écarts entre les divers groupes socioéconomiques.
  • Diminuer la proportion de la population montréalaise qui consomme quotidiennement des aliments hautement transformés (riches en gras, en sel et en sucre, dont les boissons sucrées), tout en s’assurant de diminuer les écarts entre les divers groupes socioéconomiques.
  • Diminuer la proportion de la population montréalaise en situation d’insécurité alimentaire. 
  • Diminuer l’empreinte écologique de l’alimentation de la population montréalaise, notamment en remplaçant une partie de leur consommation de protéines animales par des protéines végétales peu transformées.
     

Statistiques

  • En 2012, la majorité (59%) de la population montréalaise de 15 ans et plus ne consomment pas de fruits et légumes au moins 5 fois par jour (environ 971 300 personnes). (Enquête TOPO, 2012)
  • Environ 44% de la population montréalaise a un accès géographique nul ou négligeable à des fruits et légumes frais (accès adéquat : commerce d’au moins 215 pi2 à moins de 500m du domicile).
  • Plus de 135 000 personnes vivant sous le seuil de faible revenu n’ont pas accès à des fruits et légumes frais à distance de marche à Montréal. 
  • Chez la population québécoise de plus de 19 ans, les sources de protéines végétales (incluant le beurre d’arachides, les noix, les graines, les légumineuses et le tofu) représentent 19% des portions d’aliments protéinés consommées. 40% des Montréalaises et Montréalais de 15 ans et plus consomment des protéines végétales moins d’une fois par semaine. (INSPQ, 2019)
  • En 2015-2016, les aliments ultra-transformés représentaient 33% du volume du panier d’achat des Québécois dans les supermarchés et grandes surfaces. (INSPQ, 2018)
  • En mars 2021, la moitié de la population québécoise (52 %) est insatisfaite de son poids, plus précisément 45 % des hommes et 59 % des femmes. (ASPQ, 2022)
  • En 2020, à Montréal, 14,8% de la population ont vécu de l’insécurité alimentaire versus 11,4% dans le reste du Québec.
  • Le coût minimum d’une alimentation saine en juillet 2022 est de 8,90$ par personne par jour pour une famille de 4 personnes, une augmentation de 15% par rapport aux données d’octobre 2021. (Dispensaire diététique de Montréal, 2021)

Petite enfance

    • Environ 80 % des enfants québécois de 4 ans consomment moins de 5 portions de fruits et légumes par jour. (Enquête de nutrition auprès des enfants québécois de 4 ans, 2005)
    • Une proportion de 23 % des jeunes enfants québécois consomment du jus 3 fois ou plus par jour et 20% des enfants de 4 ans boivent des boissons gazeuses, des boissons pour sportifs ou des boissons à saveur de fruits au moins 1 fois par jour. (Enquête de nutrition auprès des enfants québécois de 4 ans, 2005)
    • En 2016, 10% des ménages avec enfants âgés de moins de 6 ans souffraient d’insécurité alimentaire par manque d’argent. (TOPO, 2017) 
    • La qualité des aliments servis en collation et au repas, ainsi que le climat détendu des repas sont identifiés comme des points forts dans les centres de la petite enfance (CPE) et dans les garderies non-subventionnées (Grandir en qualité, 2014)

Jeunes

  • En 2010-2011, 67 % des jeunes montréalais au secondaire ne consomment pas le nombre minimal quotidien de portions recommandées de fruits et de légumes (EQSJS, 2011). Soixante-Deux pour cent des élèves de 6ième année à Montréal n’atteignent pas le nombre de portions recommandées. (TOPO, 2017) 
  • Les substituts de viande d’origine végétale, comme le beurre d’arachides, les graines et les noix, les légumineuses et le tofu, représentent ensemble 12 % des portions d'aliments protéinés consommées chez les jeunes québécois.(INSPQ, 2019)
  • À Montréal, 26 % des élèves des écoles secondaires consomment une boisson sucrée au moins une fois par jour et 40% d’entre eux consomment de la malbouffe au moins trois fois par semaine. (EQSJS 2010-2011) 
  • Une proportion de 47% des élèves du secondaire à Montréal et 45% au Québec ont eu recours à des produits, services et moyens amaigrissants (PSMA) au cours des six derniers mois. (EQSJS 2016-2017)
  • Les jeunes de moins de 12 ans sont le groupe le plus à risque de vivre de l’insécurité alimentaire, qui a des conséquences importantes sur la santé, la socialisation et la réussite scolaire. (ESCC, 2016)
  • Trente-deux pour cent des écoles visitées offraient l’ensemble des éléments favorables à la saine alimentation (ex: fruits et légumes, aliments protéinés, grains entiers, etc.) et présentaient une absence d’éléments défavorables (ex: charcuteries, friture, boissons sucrées, etc.).(Portrait des environnements scolaires primaires québécois, 2012)  
  • Une proportion de 53,5 % des écoles publiques à Montréal comptent un restaurant-minute dans un rayon de 500 mètres et 73,9 % un dépanneur (vs 39,7 % et 46,7 % respectivement pour le Québec). La proximité de ces commerces est particulièrement problématique en milieu défavorisé et autour des écoles secondaires. (INSPQ, 2014)

Personnes ainées

  • En 2012 à Montréal, 60 % des 65 ans et plus ne consomment pas le nombre minimal quotidien de portions recommandées de fruits et de légumes. (DRSP, 2017)
  • Chez les personnes de 65 ans et plus au Québec, la prise d’au moins un repas par jour en compagnie d’autres personnes est moins fréquente chez les femmes (66 %) que chez les hommes (85 %). (INSPQ, 2021) 
  • Selon un sondage de 2022 auprès de personnes aînées isolées de Montréal et de Longueuil, 46% d’entre eux trouvent difficile de préparer les repas, 37% mangent seuls tous les jours et 41% auraient eu une perte de poids involontaire dans les derniers mois. (Étude exploratoire menée par la DRSP auprès de 68 personnes aînées isolées)

Pandémie COVID-19

  • Pendant le confinement du printemps 2020, 26 % de la population vivant dans la grande région de Montréal ont rapporté une détérioration de la qualité globale de leur alimentation. L’insécurité alimentaire s’est également exacerbée, particulièrement chez les ménages en situation de vulnérabilité. (Léger, 2020)
  • Durant la pandémie, 33% des Montréalaises et Montréalais ont affirmé consacrer davantage de temps à cuisiner des repas à domicile à partir de produits frais, tandis que 48% d’entre eux cuisinent autant et 11% cuisinent moins qu’avant la pandémie. (CSAM, 2021)
  • Une proportion de 20% des Montréalaises et Montréalais affirme que l’habitude de sauter un ou des repas s’est développée durant la pandémie, entre autres en lien avec la baisse de revenu ou le télétravail. (CSAM, 2021)
  • À Montréal, en 2021, 26 % de la population déclare consommer davantage de produits d’origine québécoise depuis le début de la pandémie. Les répondants affirment qu’ils maintiendront définitivement (66 %) ou probablement (33 %) cette habitude après la crise. (Léger, 2021)
  • Un pourcentage de 35% des adultes montréalais ont nommé avoir vécu une augmentation de la préoccupation à l’égard de leur poids durant la pandémie. (ASPQ, 2020)

Programmes et interventions

La DRSP joue un rôle d’expertise-conseil auprès de projets qui se développent en alimentation sur l’île de Montréal, dans les différents milieux de vie : milieu de la santé, milieu scolaire, milieu municipal et quartiers, etc. Elle pose aussi des actions pour promouvoir la saine alimentation et une alimentation durable. Elle travaille de pair avec le Conseil du système alimentaire montréalais pour faciliter l’accès à une alimentation saine et durable pour l’ensemble des Montréalais.
Depuis 2008, la DRSP soutient des initiatives visant à créer des environnements alimentaires favorables à la santé, notamment en améliorant la sécurité alimentaire de personnes à faible revenu et l’accès aux fruits et légumes sur le territoire montréalais. 

  • Le Programme de financement pour l’amélioration des systèmes territoriaux en alimentation (PASTA) 2023-2027 qui vise à soutenir financièrement les initiatives locales œuvrant en sécurité alimentaire. (Sélection de projets en cours)
  • La mesure 13.1 du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale (PAGIEPS) qui vise à augmenter le soutien aux activités en matière de sécurité alimentaire visant les personnes à faible revenu. Les projets financés dans le cadre de l’appel de projet Des communautés résilientes post-COVID sont détaillés dans le tableau ci-bas.
Organisme Nom du projet
Centre de ressources et d’action communautaire de La Petite-Patrie CRACPP 2.0 : Résilience alimentaire
Le Dépôt centre communautaire d’alimentation Bonifier et mieux sensibiliser l’offre d’aide alimentaire
Innovation Jeunes  Innovation-Assistance : Créer un système alimentaire à Peter-McGill
PARI St-Michel Marché solidaire et nomade de St-Michel
Projaide Repas communautaire et livraisons citoyennes de proximité pour aider à relancer Saint-Michel
Sésame Bien s’alimenter pour vieillir en santé?!
Concert'Action Lachine Un réseau alimentaire résilient à Saint-Pierre
Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent Renforcement, entraide et optimisation de l’offre de services en aide alimentaire à Saint-Laurent
Carrefour solidaire centre communautaire d’alimentation Passe bien manger dans Centre-Sud
La Maison d’Aurore Côté cour côté jardin
Sentier Urbain Jardins de l’espoir
Ville en vert Les potagers Cultures solidaires

Petite enfance/Jeunes

Thèmes associés

Allaitement maternel
Activité physique

Dernière mise à jour: 2024-03-20