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Centre intégré universitaire
de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

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DRSP - Pollution atmosphérique

Information générale

Le 15 juin 2023

Découvrez le bilan annuel 2022 en plus du document sur la qualité de l'air à Montréal

La Ville de Montréal dévoile son Bilan annuel 2022 du Réseau de surveillance de la qualité de l'air à Montréal. Par la même occasion, la Ville et la Direction régionale de santé publique (DRSP) présentent conjointement à la population montréalaise le Document sur la qualité de l’air à Montréal.

La matière particulaire, dont les particules ultrafines (PUF), les particules fines d’un diamètre de 2,5 ou 10 micromètre (PM2,5 et PM10),  l’ozone (O3), les oxydes d’azote (NOx), certains composés organiques volatils (COV) à l’origine de l’ozone sont des exemples de composantes de la pollution atmosphérique. Ces polluants peuvent également exercer une influence plus locale, par exemple au niveau d’un quartier, si une source locale de ces polluants est présente. D’autres types de polluants de l’air peuvent aussi être impliqués, en fonction de la source de polluants (ex. émissions industrielles, proximité aux grands axes routiers, etc).

En 2013, l’OMS a classé la pollution atmosphérique et une de ses composantes principales, la matière particulaire, comme étant cancérigène pour l’humain. Plusieurs études rapportent des effets sur la santé en lien avec la pollution atmosphérique, dont les PM2.5 . Les PM2.5 sont un amalgame de fines particules de matière solide (dont des métaux dans certains cas) et de gouttelettes d’eau. En raison de leur très petite taille, elles pénètrent profondément dans les poumons, jusqu’aux alvéoles. Certaines particules très fines peuvent également atteindre la circulation sanguine. Elles provoquent une réaction inflammatoire au niveau pulmonaire, entraînant, entre autres, des effets pulmonaires à court et à long terme.

Les NOx sont des produits de combustion, en provenance, entre autres, des moteurs. Ils se retrouvent donc en plus forte concentration autour des voies de circulation. Combinés au carbone (pouvant être issu des COV) et du rayonnement solaire, les NOx forment l’ozone, un polluant secondaire. Le dioxyde d’azote (NO2) est souvent utilisé comme indicateur du mélange de polluants présent le long des grands axes routiers. À ce titre, l’OMS recommande des valeurs guide pour ce polluant dans le but, entre autres, de protéger des effets sur la santé du mélange de polluants se trouvant le long des grands axes routiers. 

Impacts sanitaires

La pollution de l’air peut entraîner ou aggraver les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et respiratoires, entraîner des symptômes respiratoires et causer des décès prématurés chez des personnes ayant des maladies chroniques. La pollution atmosphérique est également classé comme cancérigène, notamment pour le cancer du poumon.

D’autres effets sur la santé sont également possibles, en fonction du polluant impliqué et du profil d’exposition de la population. Par exemple, le mélange de polluants en lien avec les émissions des moteurs des véhicules peut entraîner des effets au niveau respiratoire chez les enfants habitant à proximité des grands axes routier.

D’autres types d’effets peuvent provenir de la proximité entre les immeubles résidentiels et les émetteurs locaux de polluants de l’air. Par exemple, des nuisances olfactives générées par des polluants de l’air odorants ou des nuisances en lien avec l’émission de poussières grossières ou particules fines d’un site commercial ou industriel peuvent résulter de cette proximité entre les différents usages.

Statistiques

Selon la Ville de Montréal, les principales sources de PM2,5 pour l’agglomération de Montréal sont les suivantes :

  • 45 %  -  transports
  • 39 %  -   combustion du bois résidentielle
  • 13 %  -   sources industrielles
  • 3 %    -   combustion de bois commerciale

Comme ces statistiques ont été élaborées avant la mise en place du Règlement concernant les appareils et les foyers permettant l’utilisation d’un combustible solide, on s’attend à une diminution de la part attribuable au chauffage au bois résidentiel au cours des prochaines années.

Le Réseau de surveillance de la qualité de l’air de la Ville de Montréal suit en temps réel les concentrations de divers polluants de l’air à plusieurs stations d’échantillonnage réparties sur l’Île de Montréal et dresse un bilan annuel des concentrations.

Programmes et interventions

La DRSP privilégie les stratégies suivantes :

  • Informer la population et les décideurs des principaux impacts sur la santé de la pollution issue du chauffage au bois résidentiel;
  • Appuyer la Ville de Montréal et les autres villes de l’île de Montréal dans leurs efforts pour limiter l’utilisation d’appareils de combustion du bois sur leur territoire respectif; 
  • Faire des représentations auprès des principales instances gouvernementales pour l’adoption de politiques et de règlements visant à réduire les polluants atmosphériques en lien avec le chauffage au bois.

Pour y parvenir, la DRSP exerce les interventions suivantes :

  • Sensibilisation sur l’impact du chauffage au bois sur la pollution de l’air et sur la santé par le biais de campagnes conjointes avec la Ville de Montréal. 
  • Diffusion de messages de sensibilisation par le biais du programme Info-Smog.
  • Mémoires et représentations auprès des différents paliers de gouvernements pour limiter l’utilisation d’appareils de combustion du bois.

Documentation

Pollution atmosphérique régionale

Pollution atmosphérique locale

Archives

Pollution atmosphérique régionale

Pollution atmosphérique locale

Dernière mise à jour: 2024-04-19